Journal de Voyage à Topola

Dans le bus, sur le chemin de Topola, notre guide nous a fait une brève présentation des liens entre la France et la Serbie. Nous avons donc appris que le lien franco-serbe datait du Moyen Age avec le mariage de Stefan Uros le Premiere et Hélène d’Anjou. La valée des lilas, une surprise de Uros à Hélène, est encore aujourd’hui une attraction.

Nous sommes tout d’abord allés au manoir de Karadjordje ; à l’entrée, nous avons vu son canon personnel, utilisé lors du premier soulèvement Serbe, mené par Karadjordjé en 1804.

 

L’une des deux poignées avait disparu : elle avait été fondue par le petit fils de Karadjordje, Pierre I, qui s’en était fait une couronne en hommage à son grand-père. Dans le manoir, nous avons aussi pu voir de nombreuses images du soulèvement et des objets, armes et outils utilisés à cette époque. Dans la dernière salle, nous avons aperçu une peinture de Milic od  Macve, montrant Karadjordje devant le peuple, entouré de rondins volant dans le ciel.

Ensuite, nous avons visité une petite église de Sainte Mère de Dieu située juste à coté du manoir. Nous avons appris, que contrairement aux catholiques, les orthodoxes, durant les liturgies, restent debout, et qu’une fresque représentant le Christ Pantocrator décore chaque église.

Nous sommes montés à Oplenac et nous avons visité la grande église de St-George,

qui renferme aussi  la crypte de la lignée des Karadjordje, où tous les ossements des membres de la famille sont

enterrés (ceux se trouvant à l’étranger ayant été rapatriés en 2012 et 2013). L’église fut créée entre 1910 et 1921, par Pierre I, le petit fils de Karadjordje, et est décorée par plus de 40 millions de petits carrés en verre colorés, assemblés en mosaïques impressionnantes. Anecdote intéressante : le guide nous a appris que les cloches avaient été fondues en France. La crypte, au sous-sol, elle aussi décorée de mosaïques, fut construite sur le modèle de l’église St-Denis en France.

Enfin, nous sommes allés voir la maison de roi Pierre, en face de l’église. La première salle était décorée par les portraits de la famille royale, réalisés par le fameux peintre serbe Uros Predic. Nous avons pu observer une annonce du maréchal de France Franchet d’Espèrey au peuple français, concernant la construction d’un monument pour Alexandre I et Louis Barthou, ministre des affaires étrangères français, puisque ils ont été assassiné en 1934 lors d’une visite  à Marseille. Nous nous sommes aperçus que le diadème de sa veuve, la reine Maria I, se trouvait exposé dans le musée. Le guide nous a parlé d’une autre anecdote concernant l’amitié franco-serbe : une rue de Paris porte le nom de Pierre I. Dans la dernière salle, nous avons pu voir la déclaration de guerre à la Serbie par l’Autriche-Hongrie (manuscrit), en langue française.

Pendant la pause qui a succédé a la visite, nous avons déjeune derrière l’église, près de, vignobles, plantés originellement par Alexandre I.

Lors de cette visite culturelle, nous avons été accompagnés par notre professeure de Serbe, Mme Potić, notre professeur de Latin et de Français, M. Bonolas, et le CPE du collège, M. Ouriachi.

Nous remercions grandement M. Blagojevic, qui a été notre guide durant cette journée.

 

 

19/04/2018  Belgrade

Teodora Radjenovic

Zoé Millier

Andrija Bojovic